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Patrimoine - Curiosités

Découvrez tout le patrimoine de Péronne, son château, l'église Saint-Jean-Baptiste, la porte de Bretagne...

L'Hôtel de ville

Édifié en 1509, ce bâtiment de style renaissance pourrait être qualifié de monument martyr au même titre que l'église Saint Jean-Baptiste.

Il fut maintes fois endommagé, voire détruit au cours des combats qui ensanglantèrent la ville. Il subit de lourds dégâts lors du siège de 1536 et fut reconstruit sur commande de François Ier grâce à un crédit royal. C'est ainsi que le corps de garde est orné de salamandres.

Ce bâtiment englobe l'ancien Hôtel de Ville (façade Louis XVI, rue Saint-Sauveur) et l'ancienne salle des baillages (bâtiment sur la place Louis Daudré).


Le Château

Sa construction fut décidée au XIIIème siècle par le roi Philippe Auguste.

Il subit beaucoup de transformations au cours des siècles. Une rencontre y eut lieu en 1468 entre Louis XI et Charles Le Téméraire.

Il fut un point de défense important lors du Siège de 1536. Une de ses tours fut détruite pendant la guerre 1914-1918. Les trois autres sont classées Monuments Historiques depuis 1924.

Il a été restauré sous son aspect médiéval, sans toitures ni fenêtres. Il abrite aujourd'hui l'Historial de la Grande Guerre


L'église Saint-Jean-Baptiste

C'est la dernière église restante sur les sept que comptait Péronne avant la Révolution.

Elle fut construite entre 1509 et 1550 en style gothique flamboyant, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle datant de 1101.

Après la guerre de 1870, elle dut être restaurée et fut classée Monument Historique en 1907, mais elle fut presque totalement détruite entre 1914 et 1918, sauf quelques murs dont l'un porte encore une peinture murale du XVIIème siècle.

À l'intérieur, on y retrouve également les grilles du choeur du XVIIème siècle, rétablies après la Grande Guerre et l'orgue actuel, oeuvre de la maison CAVAILLE-COLL, inauguré le 2 juillet 1933 par Marcel Dupré, Grand Prix de Rome. 


La Porte de Bretagne

Autrefois, il y avait trois portes pour entrer dans Péronne, ville entourée d'eau et de remparts.

Cette porte, et les remparts qui l'entourent, sont des vestiges des fortifications de la ville. 

Achevée en 1610, dépôt de munitions pour les Allemands en 1914, très abîmée par la guerre, la Porte de Bretagne est classée Monument Historique en 1925.

Sa restauration se poursuivit jusqu'en 1932. Le mécanisme du pont-levis et les armoiries sont toujours visibles. Sur ses fortifications, on peut lire l'inscription en briques foncées: Vive le Roy 1634.


Le Monument aux Morts

Oeuvre des sculpteurs Theunissen et Auban, inauguré en 1926, il est aussi nommé la Picardie maudissant la guerre.

Il représente une femme à genoux pleurant sur un soldat mort, levant le poing pour maudire la guerre qui tue tant d'hommes.

Deux bas-reliefs en bronze illustrent une partie de l'histoire de la ville : le siège de 1536 avec Marie Fouré sur les remparts de la ville et la guerre de 1914-1918 avec les poilus dans les tranchées.

Inauguré le 20 juin 1926, il est le résultat du concours lancé par la ville de Péronne en 1921.


Le marin Delpas

Lors du siège de la ville par les Prussiens en 1870-1871, un obus tua un canonnier de marine âgé de 21 ans : Jean Delpas, soldat du 1er bataillon de Marche de Brest.

En 1909, un monument en bronze lui fut consacré, souvenir de la défense de Péronne.

Cette statue fut fondue par les soldats allemands en 1916-1917.

Une autre statue, en pierre, œuvre du sculpteur picard Albert Roze, la remplace en 1932.


Marie Fouré

Marie-Catherine, femme de l'Élu de Poix, héroïne péronnaise, est connue sous le nom de Marie Fouré.

Elle s'illustra durant le siège de 1536 où Péronne fit face à l'armée de Charles Quint.

Symbole de la résistance victorieuse des Péronnais, elle fut décorée après le Siège.

Les deux premières statues de Marie Fouré (1897 et 1928) furent détruites pendant les guerres mondiales.

La statue actuelle est en pierre blanche. Inaugurée en 1996, elle est l'œuvre du sculpteur Michel Bonnard.